Les facteurs qualitatifs

L’ensemble des documents comptables sont disponibles à la FFSA (Fédération Française des Sociétés d’Assurances) ou à l’ARGUS. Cependant ne sont généralement disponibles que des documents de l’année précédente.

Ils permettent de réaliser une analyse rapide sur chacun des actifs détenus.

Le portefeuille obligataire

Les facteurs suivants devront notamment être étudiés:

  • Les émetteurs : la part des obligations d’Etat ou d’entreprises ayant la notation maximale (AAA) doit être conséquente (au moins 50 %).
  • La maturité des titres obligataires : celle-ci doit être moyenne. On constate que les compagnies captives ont généralement des portefeuilles obligataires à long terme pour ne pas multiplier les risques (avec les actions et l’immobilier).
  • La quote-part des plus-values obligataires dans l’ensemble des plus-values latentes ; ces plus-values sont en effet indisponibles pour doper les performances (les lisser). Elles sont de plus très sensibles aux taux.
  • Les prix d’acquisition : sont-ils supérieurs ou inférieurs aux prix de remboursement ? Des coupons élevés peuvent être la contrepartie d’une consommation du capital à terme.

LE PORTEFEUILLE ACTIONS

Les facteurs suivants devront être étudiés:

  • De façon générale, il est préférable que le portefeuille soit constitué d’entreprises connues et qu’il soit diversifié (international).

L’espérance annualisée de rentabilité d’un portefeuille mondial en actions peut se situer entre 7 % et 9 %. Il convient ainsi de porter une attention particulière au montant des divers frais attachés notamment aux SICAV (coût plus élevé qu’une gestion en direct).

  • Le portefeuille devra contenir le moins possible de sociétés non cotées car l’évaluation des titres est plus arbitraire, ni un nombre trop important de participations dans des filiales de la compagnie.
  • Dans les participations, on retrouve fréquemment les SICAV “groupe” ou “maison”, ce qui constitue plutôt un point positif, car ces SICAV sont généralement de bonne qualité (portefeuilles de grandes valeurs). II conviendrait de faire plus attention à un portefeuille ne comprenant que des SICAV extérieures au groupe, sans doute plus chargées en frais de gestion.
  • Le montant des provisions : si le montant des provisions est important, la valeur de réalisation du titre sera sujette à caution.

LE PATRIMOINE IMMOBILIER

Concernant l’immobilier, figure dorénavant le prix de revient moyen au mètre carré, indicateur à observer afin de savoir si la situation est saine. Cela paraîtra dans l’annexe au bilan.

Une appréciation approximative des revenus qui seront dégagés par le portefeuille immobilier pourra être effectuée en calculant le taux de rendement net de charges des loyers bruts. Le taux de rendement brut devra être calculé sur le prix de revient et pas sur le prix de marché.